Moteur asynchrone et variateur de fréquence
Lire une plaque signalétique, choisir le couplage étoile ou triangle selon le réseau, paramétrer un variateur de fréquence (rampes, protections) et interpréter ses codes de défaut.
1. Le moteur asynchrone triphasé
Le moteur asynchrone à cage est l'actionneur le plus répandu de l'industrie : robuste, sans balais, sans entretien autre que les roulements. Le stator, alimenté en triphasé, crée un champ tournant ; le rotor à cage d'écureuil est entraîné par ce champ, mais tourne toujours un peu moins vite : c'est le glissement, indispensable pour qu'un courant soit induit dans la cage.
2. Lire la plaque signalétique
Exemple de plaque : 3~ · 4 kW · 230/400 V · 14,5/8,4 A · 50 Hz · 1 440 tr/min · cos φ 0,82 · IP55 · classe F · S1
3. Couplage étoile ou triangle
Les six bornes U1, V1, W1 et U2, V2, W2 permettent deux couplages. En étoile (Y), les trois enroulements sont reliés par une extrémité commune et chacun reçoit la tension simple (U / √3). En triangle (Δ), chaque enroulement est branché entre deux phases et reçoit la tension composée U. La règle est simple : la plus petite tension de la plaque est la tension que supporte un enroulement.
Réseau 400 V, plaque 230/400 V
Réseau 400 V, plaque 400/690 V
Erreur classique
4. Le variateur de fréquence
Le variateur redresse le réseau en continu (bus DC vers 565 V sur un réseau 400 V), puis un onduleur à transistors IGBT recrée un triphasé de fréquence et tension réglables par découpage (MLI, 2 à 16 kHz). Comme la vitesse dépend de la fréquence, on pilote le moteur de 0 à 50 Hz et au-delà. Pour garder le flux magnétique constant, le variateur maintient le rapport U / f constant : à 25 Hz, il fournit 200 V ; à 50 Hz, 400 V. Au-delà de 50 Hz, la tension plafonne et le couple disponible diminue.
- 1.Données moteur : recopier la plaque (tension, courant, fréquence, vitesse, cos φ, puissance) dans le variateur. Ce sont les références de toutes les protections.
- 2.Source de commande et de consigne : bornier (marche par contact, consigne 0-10 V ou 4-20 mA), réseau (Profinet, Modbus) ou clavier local.
- 3.Fréquences : minimale (souvent 0 ou 5 Hz), maximale (50 Hz, parfois 60 ou plus si la mécanique le permet), fréquences à éviter (résonances).
- 4.Rampes : temps d'accélération et de décélération, en secondes pour aller de 0 à la fréquence maximale.
- 5.Protections : courant maximal, protection thermique moteur (image thermique ou sonde PTC), freinage (résistance de freinage si décélération rapide).
- 6.Auto-réglage (autotuning) : le variateur mesure la résistance et l'inductance du moteur pour affiner sa commande, moteur à l'arrêt et découplé de préférence.
Exemple de rampe : convoyeur, fréquence maximale 50 Hz, temps d'accélération réglé à 5 s, consigne 30 Hz.
Surintensité (OC, OCF)
Surtension bus DC (OV, ObF)
Sous-tension (UV, USF)
Surcharge thermique (OL, OLF)
Perte de phase moteur (OPF)
Surchauffe variateur (OH, OHF)
- ns = 60 f / p ; le rotor glisse de 2 à 5 % : 1 500 → 1 440 tr/min.
- La plus petite tension de la plaque est celle d'un enroulement : 230/400 V sur réseau 400 V = étoile.
- Triangle sur 400 V avec une plaque 230/400 V = moteur grillé.
- Variateur : redresseur → bus DC → onduleur MLI ; U/f constant jusqu'à 50 Hz.
- Paramétrage : données moteur, source de commande, fréquences, rampes, protections, auto-réglage.
- Surintensité = accélération trop courte ; surtension = décélération trop courte ; attendre 5 à 15 min avant d'ouvrir un variateur.
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